Saint Jacques nous attendait !

Lundi 10 octobre, après 2 mois et demi de marche, nous entrons dans Santiago !  Mais trouver saint Jacques se mérite ! Il a fallut tourner autour de la cathédrale, déposer notre charrette à une consigne... puis enfin entrer dans la cathédrale... Avant d'en ressortir... pour accéder par la porte sainte au tombeau de l'apôtre ! Ainsi qu'à sa statue pour faire le fameux abbraccio* !

A part les premières minutes, notre arrivée à Santiago nous comble de joie et de paix ! Laetitia est particulièrement joyeuse : elle rigole et sourit toute la journée ! 


Nous assistons à notre dernière messe des pèlerins avec émotions ! A la fin de la messe, surprise, le botafumeiro* est de sortie ! Il s'agit d'un enscensoir géant actionné par 8 personnes et qui va à près de 70 km h jusqu'au plafond de la cathédrale ! Un des objectifs était (ou est encore...) de couvrir l'odeur des pèlerins !

Nous avons également l'opportunité de bénéficier de l'accueil francophone :
- confession par un prêtre assez exeptionnel, qui nous a tous les deux guidés pour trouver comment bien finir ce pèlerinage
- visite guidée passionnante de la cathédrale par un bénévole
- messe en français le lendemain par ce même prêtre. Pour l'homélie, Laetitia est priée de venir devant l'assemblée pour illustrer ses propos !

Nous passons aussi de très chouettes moments avec deux pèlerines françaises avec qui nous avons fait pas mal d'étapes.

Ces deux jours sont aussi l'occasion de passer du temps à la chapelle du st sacrement et devant la tombe de saint jacques afin de faire en sorte de bien repartir chez nous et continuer ce pèlerinage: Ultreïa et surtout et Suseia* !!!

PS (*) : pour ceux qui cherchent des explications complémentaires, faites le chemin... ou invitez nous prendre un verre et on en discutera !

Merci à tous ceux qui nous ont aidé sur le chemin, porté dans leur prière et vous tous rencontré depuis le Puy-en-Velay. Nous vous avons confié chacun à St jacques !



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+ 30 %

Après une journée de pause à Léon, à visiter la cathédrale et à manger des tapas, Laetitia va mieux, nous repartons donc pour les 300 derniers km. Le soleil brille enfin dès les premières heures du jour ! mais les températures restent fraîches... entre 6 et 9  degrés au départ. Nous avons donc pu reprendre notre rythme de 25/27 km par jour.

Avec l'augmentation du nombre de pèlerins, Laetitia est de plus en plus convoitée, hier après 1h de marche, déjà 10 photos... L'heure de la pause arrive, nous décidons de nous écarter du chemin et de nous "cacher" derrière l'église ! Plus tard, une randonneuse attrape le bras de Marie-Sophie pour voir Laetitia alors qu'elle dort... Beaucoup des pèlerins ont en effet l'impression qu'ils sont en train de réaliser un exploit... et voir un bébé sur le camino, c'est vraiment "crazy"... ils veulent une photo !

Beaucoup de monde sur le chemin veut aussi dire beaucoup de monde dans les "albergue". A une étape, nous demandons aux hospitaliers bénévoles qui s'occupent d'un donativo paroissial s'ils peuvent nous aider... nous avons juste besoin d'un espace. Réponse "there is no place for you here"... Le lendemain c'est l'inverse : émerveillés devant Laetitia, et nous voyant peut être un peu fatigués, les hospitaliers nous réservent un petit dortoire pour nous !

Mais trouver un logement fait partie du pèlerinage. Nous sommes toujours contents de marcher, discuter, rencontrer, prier... Grâce à la messe quasi quotidienne, nous allons bientôt être bilingues en liturgie espagnole !

Les paysages sont magnifiques et variés : champs, routes toutes droites pendant 3 heures... puis la montagne ! Avec la "Cruz de Ferro" à 1500 m d'altitude. Nous traversons maintenant des vignes, et entrons en Galice.

Et puis Laetitia grandit, elle essaye de tout attraper, veut manger ce qu'on mange et boire ce qu'on boit...on essaye de lui expliquer qu'elle est trop jeune pour la bière ! Toujours nourrie au lait maternel, elle grossit bien. Ça doit être une première : une pèlerine qui augmente de  30% son poids en un peu plus de deux mois de marche !

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¡ Atchoum !


Le jour de repos a produit ses effets, surtout côté moral : vendredi matin, nous repartons, tous les 3 motivés : le temps est beau, les paysages variés. On nous avait annoncé que côté espagnol nous passerions des heures entières à longer des autoroutes ou à traverser des zones industrielles, jusqu'à present ce n'est clairement pas le cas, heureusement.

Côte santé,  Cyril va mieux mais Marie-Sophie a mal à la gorge... Les nuits continuent à être difficiles.

Dimanche 24, nous voilà à Burgos. La forme revient ! Mais c'est au tour de Laetitia d'être malade, pour l'instant juste un petit rhume, mais qui suffit à nous convaincre malgré nous de ne pas traverser la meseta, région connue pour son aspect désertique et froid à cette époque. C'est donc en bus que nous rejoindrons ce lundi Léon, pour poursuivre  notre chemin.

Les rencontres continuent ! De tous types... sur le chemin, en dépassant un pèlerin, notre "Holà, Buen camino" ne suscite aucune réaction... tout en marchant, il a les yeux rivés sur sa tablette et deux oreillettes... il doit être en train de regarder un film !
Un après-midi dans une auberge, un jeune allemand boit sa bouteille de rouge en pianotant sur son iphone pendant que  juste à côté nous discutons avec d'autre pèlerins...
Un matin 3 jeunes espagnoles qui se font photographier avec leur sac sur le dos en sortant du gîte... avant de revenir déposer leurs sacs pour qu'ils soient pris en charge par un transporteur...
Et de nombreux "boiteux", qui les pieds en piteux état, essayent de continuer puis finissent par prendre un taxi.

Une autre fois, nous marchons avec un magnétiseur extrêmement sympa, avec qui nous partageons notre "philosophie de vie". Ou encore avec un couple de français d'une 60e d'années qui sont en pèlerinage, et qui ont prié saint Antoine pour qu'on retrouve la médaille de baptême de .... (devinez qui ☺). Et ça a marché ! La medaille était restée dans le salon d'un donativo où nous avions dormi. Mais c'est aprės 2h de marche que nous nous en rendions compte... Cyril a donc fait un aller/retour en stop afin de la récupérer ! Ouf.

¡ Bref, il y a de tout sur ce chemin !

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1000 km & 6 mois de Laeti

Une semaine que nous sommes en Espagne, et la température passe enfin au dessus des 20 degrés... et il ne pleut pas de la journée ! Les paysages sont variés et les chemins assez faciles. Nous avons augmenté un peu la cadence, peut être aussi pour être un peu en décalé par rapport aux autres pèlerins... C'est un peu moins la cohue, pendant 3 jours seulement. L'ambiance est clairement différente : beaucoup semblent venir pour des raisons sportives ou pour avoir "fait le chemin".
Quelques exemples révélateurs: Cyril demande à une américaine "où êtes vous partis ?". Réponse "au début, à St Jean. Et nous allons à Finistère" (c'est à dire à 3 jours de marche après Compostelle). Ou encore "savez vous où est l'église ? Réponse d'un jeune français : " je sais pas, mais pourquoi, vous voulez un tampon pour votre Credentiale ?"...

Heureusement, nous continuons de faire de belles rencontres ! Depuis St Jean-Pied-de-Port, nous sommes sur le même rythme que deux jeunes, qui font un pèlerinage : une jeune médecin de Lyon,  et une "Sévillane" qui parle parfaitement le français . Nous passons de chouettes dîners à discuter. Grâce à l'espagnole, la difficulté pour trouver une messe de dimanche se simplifie drôlement : elle téléphone au curé de la paroisse : résultat, il arrive à 21h pour nous célébrer une messe anticipée. En espagnol et à  "l'espagnole" : la messe dure tout juste 15 minutes... mais tout le monde est ravis: une 10e d'autres pèlerins se sont joints à nous. Et le curé est enchanté d'être appelé pour célébrer la messe !
C'est une des vraies joies de cette partie du chemin : nous arrivons à assister à la messe presque tous les jours. Nous regrettons seulement que beaucoup d'églises soient fermées en dehors des messes, et les cathédrales payantes...

Depuis Ronceveaux, les nuits sont assez difficiles : dortoirs quasi remplis où Laetitia n'est pas celle qui fait le plus de bruit... et le réveil général à 6h,  n'est pas tout à fait à son goût (ni à celui des parents).

Lundi 19, la journée est assez chaotique.
En arrivant, nous cherchons un coin tranquille : une chambre, une salle où dérouler nos tapis de sols ou un carré d'herbe. Mais malgré 3h de recherche... et l'aide de la jeune médecin, rien. Les chambres sont déjà prises (les réservations sont impossibles,  c'est donc un peu la course pour arriver en premier... ambiance !). Nous décidons finalement de faire un bivouac, au milieu des ruines d'un ancienhôpital. La nuit est calme, et idéale ! Heureux de retrouver notre tente !

Mardi, nous repartons, après seulement 17km, nous décidons de nous arrêter pour nous reposer : Cyril a attrapé une grosse crève, avec un peu de fièvre...
Au fait, nous avons passé la barre des 1000 km depuis Le Puy-en-Velay ! Mais quelques difficultés demeurent : Laetitia est moins sage, et dors moins bien. Et les parents sont assez fatigués.

Mercredi, bonne nouvelle : une chambre spéciale nous attend à Santo Domingo car "nos 2 pèlerines" ont prévenu de notre arrivée ! Elles ont en effet une bonne journée d'avance sur nous. Conditions idéales pour reprendre l'énergie nécessaire ! Nous décidons d'y rester 2 nuits. Mais aussi pour pouvoir souhaiter les 6 mois de Laetitia aujourd'hui !

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¿ Holà qué tal ? ¡ Buen !


Grâce à notre pause à Navarrenx, et une reprise tranquille, la tendinite régresse ! Les conseils du cousin médecin ont été précieux... Nous continuons donc !

Lundi 12, nous rejoignons Saint Jean-Pied de-Port, dernière ville francaise, et surtout départ officiel du "Camino Frances", chemin historique qui traverse l'Espagne du nord pour rejoindre saint Jacques. Et là, premier changement d'ambiance... des centaines de pèlerins (ou randonneurs) errent dans la ville, et parlent anglais ! Des 10e de gîtes et chambres d'hôtes, une boutique de rando...
Après pas mal d'hésitations, nous décidons de passer côté espagnol à pied. La traversée des Pyrénées commence donc, à 5h45, à la frontale, tranquillement. Tout se passe bien. Les paysages sont extraordinaires. Une des plus belles étapes. Nous tenons notre rythme. Laetitia est particulièrement facile, elle aime la montage bien sur ! 


Vers 13h nous arrivons à Roncevaux,  une ancienne abbaye reconvertie en "gîte géant" : 300 lits, avec des dortoirs de 50/60, répartis en box de 4. Plein tous les soirs en ce moment... ca ressemble un peu à une usine...
L'ambiance est vraiment différente. 
A peine installés dans notre dortoir, une "voisine" (du box suivant) nous explique combien nous sommes sans gêne de venir dormir ici et de ne pas être à l'hôtel, car elle a besoin de se reposer la nuit entre chaque étape... et va se plaindre à l'hôspitalier ! Sans résultat puisque, évidemment, ils savaient que nous avions un bébé, et qu'il s'agit d'un hébergement collectif ! Bienvenue sur "the way".


Les réactions sont vraiment variées. En attendant le diner une pèlerine Italienne joue avec Laetitia. Un Vénézuelien nous félicite de faire le chemin avec notre bébé. Une autre passe, et nous dévisage, d'un regard noir, le visage fermé. Un autre en passant nous dit juste "I'm pride  of you... it's fantastic !"...
Le soir, nous assistons à notre première messe en espagnol, il y a du monde, peut etre 100 personnes, pas sur que tous aient l'habitude d'y assister. Mais ils sont là ! Et tous restent après la messe pour la bédiction des pèlerins. Le prêtre énumère une liste interminable des nationalités présentes ! Le style est bien plus touriste que pèlerin.
Il faut surtout se mettre à parler anglais et/ou espagnol...


Le lendemain matin, mercredi 14, la journée est particulière : pendant les 27 km, toujours un pèlerin à moins de 30 mètres, ça bouchonne dans les côtes... ce soir au gîte municipal, nouvelle tentative de dortoir. Pour l'instant les autres pèlerins sont fans de Laetitia. Ce qui est sur, c'est  qu'elle ne laisse personne indifférent, et rends tous les sourirs qu'elle reçoit !



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Pause ou stop ?


Lundi 5 septembre, 11h, après deux  micro-étapes (15 puis 12 km) nous arrivons à Navarrenx. Cela n'a pas suffit, l'état du pied de Cyril ne s'améliore pas. Le médecin confirme : tendinite... il faut du repos... Quelques jours ou quelques semaines, impossible de savoir... Le choix est simple : trouver une solution pour se reposer quleques jours ou rentrer. Après un après-midi de réflexion, le repos semble trop compliqué : on est loin de tout, sans gare sncf, les logements sont pleins ou hors de prix. Nous prévoyons de faire un bivouac. A 18h, à l'église il y a un accueil de pèlerins. A l'issu, sans y croire nous évoquons au bénévole notre problème. Deux minutes plus tard un couple de paroissiens nous reçoit chez eux : "voila une chambre, des draps, vous pouvez rester quelques jours. Vous préférez utiliser la cuisine ou prendre les repas avec nous ?" "Avec vous bien sur". Ces jours nous permettent également de bouquiner, ce qui n'arrive pas très souvent en ce moment. Simplicité, générosité, repas délicieux, bref, une ambiance familiale extra, remplie d'une charité vraie.

De plus, cette halte nous permet de profiter pleinement de la dynamique parroisse de Navarrenx : tous les soirs à 18h, temps de prières (ou messe) et accueil des pèlerins par des bénévoles. Tous les matins, laudes et adoration avec le jeune curé, 2 religieuses et quelques pèlerins.

Ce matin, vendredi 9, le pied va un peu mieux. Même si les perspectives sont clairement revues à la baisse (la plupart des pèlerins ayant  déjà expérimenté la tendinite parlent de 15 jours de repos minimum...). Nous repartons donc pour 15 km, pour voir. Le soir le pied n'est pas au top, on verra au jour le jour. Peut être atteindrons nous Saint Jean-Pied-de-Port d'ici quelques jours.

Et puis, Laetitia a une nouvelle poupée ! Un don de nos hôtes avant de partir. La vie est belle.

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1 million



Après 40 jours, nous passons la barre du million de pas, chacun... sauf Laetitia qui préfère dormir ! Elle a d'ailleurs fêté ses 5 mois. Elle continue de sourire à tout le monde, et ses dents poussent mais plus facilement grâce à un remède miracle d'une amie.

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, et les bonnes surprises continuent de pleuvoir ! Et particulièrement le soir.
Lors de la canicule, nous arrivons au gîte "Bonté divine", tenu par une famille, avec un fils de 8 mois et une fille de 3 ans... 5 minutes après être arrivée, Laetitia a devant elle 3 transats, une baignoire et une dizaines de jouets.
A une autre étape, à "L'ancre", l'ancien pèlerin qui tient le donativo nous confie son gite pour aller faire des courses à 3 km... à pieds. Deux heures plus tard, il revient avec des petits pots pour Laetitia ! Qui malheureusement les refuse... car elle préfère le lait de sa maman !
"Chez Elena", une autre ancienne pèlerine qui tient un gite, l'accueil est d'une générosité sans limite ! Nous demandons juste un carré d'herbe pour la tente, elle nous invite à prendre un dortoir puis nous offre le dîner ! Les discussions sont riches : "Enfants du Mekong", Boudhisme, et bien sur, conseils pour le chemin !

Les rencontres sont également très variées : nous croisons un "pèlerin" qui dors dehors, démarre ses journées au vin rouge, a une 10e de Credentiales qui retracent toutes les villes qu'il a traversées lors de ses différents aller-retours pour Compostelles... bref un "sdf du chemin" ! Une jeune médecin de Grenoble qui fonce vers Compostelle avec un sourire jusqu'aux oreilles, en chantant. Un autre grenoblois, qui, après avoir démissionné, est parti quelques mois en Inde et dans l'Himalaya faire des treks, et se retrouve sur le chemin, malheursement avec un début de tendinite.

Après le canal du midi, les paysages ont changé avec le Gers et ses vignes ainsi que ses magnifiques villages : Lectoure, Auvillar, La Romieu et sa collégiale. Puis, sont arrivés les interminables champs de maïs... et le bitume... Nos pieds dégustent... Soudain, nous passons un col et découvrons... les Pyrénées ! Enfin il reste encore 100 km avant la frontière !
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Le chemin continue


Après "Roca", c'est au tour des parents de Marie-Sophie de nous rejoindre. Au programme 12 km pour le 1er jour.... mais c'était trop court pour eux ! Après la pause déjeuner et une rapide baignade dans le Lot,  c'est reparti pour 10 km... afin de trouver un lieu de bivouac, toujours au bord du Lot.

Arrivés à Cahors,  nous retrouvons le chemin classique, où nous plantons la tente chez Serge : un "vieux de la vielle du chemin", qui a ouvert le "gite idéal"... ça sent le vécu... il y a même l'essoreuse à chaussettes ! Et sa connaissance du chemin est précieuse,  surtout quand il nous raconte ses histoires autour d'une petite verveine maison qu'il offre à ses hôtes.

Depuis 2 semaines, nous sortons la tente tous les soirs, camping, jardin de gîte, terrain municipaux, jardin d'amis de la famille (avec piscine !), l'accueil est toujours chaleureux !

Le chemin reste plein de bonnes surprises, grâce à la générosité des autochtones ! Cyril qui était parti charger son portable chez un habitant, et qui revient avec le dîner (haricots du jardin, oeufs, et 2 glaces !) ; deux coca frais offerts par un jeune alors que la température frôle les 36 degrés ; le pastis offert un soir ; une salle de bain (avec baignoire pour Laetitia !) ; un café/melon offert un matin...

Ce matin, mardi 23, nous longeons le canal du Midi depuis 2 heures... un cycliste s'arrête... "salut cousin !", Gabriel, un cousin de Cyril rentre chez lui à Toulouse après 1 mois de vacances à vélo ! Encore une belle surpise !


Laetitia continue de grandir, de faire mille sourires par jour, et quelques crises à cause des dents qui poussent.... la vie est belle... même si la fatigue se fait parfois sentir. Le chemin continue...


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Bonne fête !


Les jours passent, Conques se rapproche, terme du chemin pour plusieurs de nos compagnons : notamment le couple de Belges et autre couple pour qui ces vacances ont prit un tounure inattendue : venus pour contempler la nature, ils ont eu l'occasion de découvrir autre chose ! L'office des complies suivie de la bédiction des pèlerins dans l'abbatiale de Conques n'y est pas pour rien ! La première fois depuis des dizaines d'années qu'ils n'avaient assister à autres choses que des mariages ou des enterrements dans une église ! Nous repartons le dimanche matin, malheureusement la 1re messe est à 8h, le départ se fait donc tardivement, et le soleil cogne ! Heuremement à l'arrivée le Lot est là. Et le repos aussi, nous passons 1 journée off à Livinhiac le haut.
Mardi 9 août, nous repartons, et après 1h,  un pelerin nous rattrappe, il nous demande si il peut marcher avec nous, bien sur !  La journée est extraordinaire, simple et profonde, nous discutons et prions, chantons... L'épreuve familiale qu'il traverse est redoutable, mais, avec foi et  espérance en Dieu, il garde le moral "la vie est belle".
Figeac arrive: c'est le temps pour nous de quitter la voie classique pour Rocamadour. Reste quelques pèlerins isolé et un groupe de plus de 40 ! L'ambiance change. Laeti continue d'être un plus difficile... Les dents poussent...

Trois jours plus tard, avec les parents de Cyril, qui nous ont rejoints à Gramat, nous arrivons à Rocamadour : le chemin au fond de la vallée est magnifique ! Nous assistons à une visite guidée du sanctuaire par un séminariste.
Après une nuit dans une grotte recommandée par le curé, à quelques pas  du sanctuaire, direction la Dordogne pour une journée de baignade en famille. Le 14 au soir, nous assistons à une procession jusqu'à la basilique, puis nous participons à la vigile de la messe du 15 août. Ces 3 jours à Rocamadour nous donne l'occasion de confier à la Vierge noire un grand nombre d'intentions, de prier pour la France, de passer de beaux moments en famille, et de reprendre des forces (surtout pour MS !).
Bonne fête de l'Assomption à tous, et bonne fête aux Marie !

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RADIO CAMINO

L'Aubrac, la température chute, on annonce moins de 10 degrés la nuit. On dormira sous la tente plus tard... (les 2 filles n'aiment pas le froid !) Les paysages sont magnifiques, ça pourrait ressembler à l'Irlande... en plus beau bien sûr !

Après 3 jours là haut, c'est la descente, le Lot ! Enfin de quoi se baigner ! Et la perspective de camper. Direction le camping, "prix pèlerin", 14€ pour nous 2... Petite precision syntaxique du coin : "pèlerin" = "marcheur, sans doute riche, qu'il faut essayer d'alléger de ses euros"... business... Depuis Le Puy, les publicités, le long du chemin, rappellent parfois le métro,  il ne manque plus que les écrans géants Samsung... bref, nous continuons à marcher à la recherche d'un petit coin d'herbe gratuit ! 19h, on trouve l'endroit parfait pour le 1er bivouac de Laeti : au bord du Lot, loin de toute civilisation. Mais Laeti a un mal de ventre de folie: elle hurle... Les parents fatiguent et commencent à douter... que faire... il faut attendre que ça passe... 23h, ça y est ! Enfin calme ! Le dodo pour tous...
Le lendemain c'est reparti, nous avons la confirmation, Laeti n'aime pas les pauses : après une montée harassante, on s'arrête 2 min pour boire... c'est le réveil... impossible de continuer... on la sort du porte-bébé, puis après 15 min, on tente un départ.... impossible, Laeti ne veut pas, et le fait savoir... 10 min plus tard, nouvelle tentative, nouvel échec... Le doute s'installe, si elle veut plus jamais retourner dans son porte-bébé... 1h30 plus tard, MS a trouvé la solution : l'allaiter dans le porte-bébé ! Ça marche ;-).

A 14h,  nous arrivons à l'étape. On tente d'aller chez les hospitaliers de saint Jacques : quelle surprise ! De la place pour nous et un accueil extraordinaire : c'est exactement ce qu'il nous fallait après cette matinée difficile. Sourires des hospitaliers,  chapelle avec le saint sacrément,  offices, repas communautaire... un vrai donativo. Le moral remonte. Décidément, le "chemin" veille sur nous.

Les rencontres se multiplient : un Belge parti de chez lui avec 2€ en poche... et un âne ! Nous recroisons le polonais, toujours aussi incompréhensible mais toujours aussi sympathique. Un couple de Lorrains qui semble assez septique de notre plan... après un dîner, ils sont enthousiastes ! Le lendemain, on les retrouve, ainsi qu'une jeune Belge, pour partager un apéro.  Les discussions se multiplient, nos sujets : de vraies questions exitencielles : le bonheur, la recherche de la vérité. Chacun son chemin !

Et surtout les nouvelles circulent, grâce a radio camino : nous avons des nouvelles du polonais que nous avons quitté 3 jours plus tôt. Des personnes nous accostent : "c'est vous le couple avec une petite Laetitia qui va à Compostelle ???" Ça fonctionne mieux que le portable, surtout dans cette région !

Mini-mini-pélégrini

Après une très belle messe d'envoi au Puy,  et un bref détour par St Michel d'Aiguille, nous voilà partis, le soleil cogne déjà... la montée pour sortir du Puy est bien là... comme prévu !
Après 2h, première halte pour changer Laetitia, et première expérience... Laetita est allongée sur la bâche, à peine dépliée... et une colonie de fourmis commence à monter sur les jambes de Laetitia... oups, nous ne sommes plus à Paris...
Quelques kilomètres plus loin, nous rencontrons Anna, accompagnee par ses parents. 2 fois plus jeune que Laetitia ! Comme quoi, 4 mois ce n'est pas si jeune pour partir sur le chemin !
Un prêtre et quelques paroissiens  accueillent les pèlerins sur le chemins à la chapelle de Monbonnet, nous les retrouverons le lendemain à Monistrol d'Allier pour les vêpres puis les laudes. Ils sont "de service" sur le chemin pour toute la semaine, envoyés par l'évêque pour évangéliser !
Les rencontres avec des pèlerins se multiplient, sur le chemin, le soir dans les gîtes : on peut difficilement faire plus varié ! Un Polonais, parti de chez lui pour Rome... en passant par St Jacques, qui ne parle ni Français,  ni Anglais... mais qui rebâtie Laetitia "mini-mini-pelegrini", un père de famille récemment baptisé, qui se laisse guider par la providence, une petite famille qui a tout prévu,  et qui fonce vers Rocamadour à raison de 30 km par jour... un prof de math Breton et une Mayennaise qui illuminent le chemin par leur sourire jusqu'aux oreilles.
Les kilomètres passent, l'Auvergne s'éloigne,  l'Aubrac arrive, c'est dimanche, jour de repos à Aumont - Aubrac. Ce matin, départ à 6h30 accrocher la messe de 11h. Cette après midi repos, pour donner quelques nouvelles et prendre des forces pour les 27km qui nous attendent demain.

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Derniers jours avant le départ

Et voilà,  après une semaine en Savoie et 3 jours dans les Gorges du Tarn, nos derniers préparatifs touchent à leur fin ! Les conditions pour partir sont maintenant réunies :

1. Tester le chariot de rando, le Carrix : ok

2. Tester des nuits sous tente avec Laetitia : ok

3. Vérifier et affiner la liste du matériel à prendre : ok 

4. Faire quelques vraies randos pour tester notre forme : ok !

...prêts pour le départ. A bientôt pour la suite !


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